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Les
faits marquants du secteur minier mondial en 2007
Extrait de la revue Ecomine, par Christian Hocquart (1) , BRGM, d?cembre 2007.
Évolution 2007 résumée du secteur minier mondial
dans le continuum 2005-2007
On retrouve dans l'année 2007 la poursuite des grandes tendances
de 2006. Toutefois, on peut maintenant dire que la non perception de la
notion de supercyle a eu trois conséquences comme l'a remarqué
le consultant Ernst & Young (Mining EYeSight).
E&Y - Alors que les cours montaient, les analystes entretenaient
encore en 2005 une vision pessimiste en annonçant un retournement
de cycle prochain. De ce fait, par crainte du retour à des prix
bas, les programmes d'investissements miniers des majors ont été
retardés. La persistance de la forte demande chinoise a donc maintenu
un fort déséquilibre offre-demande sur la plupart des métaux
de base et ferreux, attestés par des niveaux de stocks faibles.
Pour certains métaux toutefois, l'offre minière augmente
et commence à rattraper la demande en 2007, à l'instar du
zinc. Pour la même raison, les acquisitions de 2005 étaient
encore " bon marché " car sous-valorisées. Mais
en 2006 puis 2007, les surenchères ont été alimentées
par les superbénéfices des majors minières (acquisitions
payées en cash) et la perception croissante de la réalité
d'un supercycle.
Revue de l'évolution 2007 sous l'angle des Etats, des compagnies,
du cours des métaux et du social
Au niveau des Etats, s'observe une montée des protectionnismes
(" resource nationalism ") avec effets de renforcement des fiscalités
(impôts sur les sociétés, royalties sur la production,
" windfall tax " indexée sur les cours des métaux
)
et de prise en compte précoce et de plus en plus exigeante des
contraintes environnementales et sociales, etc
.
La poursuite, par les nouveaux majors émergents, d'acquisitions
tous azimuts de gisements et de sociétés peut-elle constituer
à terme une menace sur les approvisionnements des pays développés
? Les investissements des fonds souverains dans le secteur minier peuvent-ils
également constituer une menace ? Plusieurs pays asiatiques (Chine,
Corée du Sud, Japon) ont annoncé vouloir constituer des
réserves stratégiques de métaux et/ou de minerais.
Par ailleurs, les Etats-Unis ont publié une étude redéfinissant
leurs nouveaux métaux stratégiques.
Alors que les métaux stratégiques des pays émergents
concernent le fer et des métaux d'alliage des aciers (manganèse,
chrome...) en relation avec les premières stades du développement
économique classique (infrastructures, industrialisation, urbanisation),
ceux des pays développés sont de plus en plus axés
sur l'innovation et les nouveaux matériaux, alliages de métaux
" High Tech " et alliages hybrides avec les composites.
La Chine, qui compte aujourd'hui pour 30 à 35 % de la demande
mondiale de métaux de base, compte pour 60 % de l'accroissement
de la demande mondiale (fig. suivante). Le pays consomme aujourd'hui 47
% du minerai de fer commercialisé à l'international (contre
7 % en 1990), 32 % de l'aluminium (contre moins de 5 % en 1990) et 25
% du cuivre (contre 5 % en 1990). Entre 2000 et 2007 la Chine a été
responsable de 65 % de la demande additionnelle mondiale d'acier, de 57
% de celle d'aluminium, de 71 % de celle de nickel et de 93 % de celles
de cuivre et de zinc.
Durant cette même période, la demande mondiale de métaux
a augmenté au rythme annuel moyen de 4,3 % avec le différentiel
considérable de 18,1 % pour la consommation chinoise contre 1,5
% pour le " Reste du monde ".
Shanghai : quartier d'affaires de Pudong
Le moteur de la demande domestique chinoise s'ajoute maintenant au moteur
de l'exportation : il est estimé que 75 % de la demande chinoise
est aujourd'hui liée à la demande domestique (infrastructures,
industrialisation, urbanisation et équipement des ménages
urbains). L'Inde est en
" décollage économique " imminent (que BHP-Billiton
traduit par Chine - 7 ans), comme nombre de pays émergents (BRIC
et encore Turquie, pays du Golfe persique, Afrique du sud, etc
).
Les mécanismes chinois de régulation n'ont pas toujours
les effets souhaités. Ainsi, l'annonce de la fermeture des petites
capacités a engendré la course à la croissance et
aux investissements. De même, l'imposition et/ou le renforcement
des taxes à l'exportation, si elles réduisent d'abord le
flux sortant, provoquent une surabondance d'offre domestique qui fait
baisser les prix en Chine, relançant l'intérêt des
producteurs à exporter car les prix ont augmenté sur le
marché international. C'est l'exemple actuel de l'acier.
Au niveau des compagnies minières, on peut citer en premier la
poursuite des fusions-acquisitions, notamment la poursuite des acquisitions
off-shore (gisements et/ou sociétés) venant des sociétés
minières et métallurgiques des pays émergents, en
particulier chinoises et maintenant indiennes (minerais de fer, d'aluminium,
de cuivre). On citera encore le fort impact conjoncturel des grèves,
de la dérive haussière des investissements et des coûts
de production, et l'impact probable du " credit crunch " suite
à la crise des " subprime ". Les sociétés
sont en mesure de faire les prix (" price maker ") et non plus
de les subir (" price taker ").
Au niveau des cours des métaux, la pression sur les matières
premières a généré des hausses et/ou des niveaux
historiques (or et platine, cuivre, plomb, étain, nickel, cobalt,
rhénium
) ainsi que pour l'uranium, souvent assortis d'une
très forte volatilité (fig. suivante). Sur l'année,
le cours LME à 3 mois du nickel est passé d'un maximum de
51 000 $/t en mai (maximum de 54 000 au comptant) à un minimum
de 25 600 $/t en décembre, le cours LME à 3 mois du zinc
de 4 200 $/t en mai à 2 250 $/t en décembre. Le retour du
plomb souligne que c'est la Chine et ses presque dix millions de nouveaux
véhicules par an qui mène aujourd'hui la croissance de la
demande mondiale de métaux.
Le différentiel offre-demande ne sera pas comblé en même
temps pour tous les métaux, au moins pour des raisons de structure
de l'offre et de coûts d'investissements. Au fur et à mesure
du rattrapage par l'offre, les stocks vont progressivement se reconstituer
mais de manière sélective suivant les métaux concernés.
Evolution comparée 2007 des cours de quatre métaux
non-ferreux
Au niveau social, la forte demande a mis la pression sur
les capacités de production, processus qui expliquerait en partie
la multiplication des accidents miniers. Ce problème a été
plus marqué dans les mines souterraines de charbon, notamment en
Chine, Russie, Ukraine et Afrique du Sud, ainsi que dans les mines d'or
et de platinoïdes d'Afrique du Sud où tous les mineurs ont
fait une journée de grève nationale.
La multiplication des résultats records des compagnies minières
a déclenché des vagues de revalorisation salariale un peu
partout dans le monde, surtout en Amérique du Sud, au Mexique et
en Afrique du Sud.
Sélection des principaux faits marquants 2007
Janvier
Le sidérurgiste indien Tata Steel réussit son OPA sur le
britannique Corus au prix de 6,4 G$ et aux dépens du groupe brésilien
CSN.
Le prix du baril de pétrole atteint 50,48 $ le 18 janvier, qui
sera son plus bas 2007 (fig. suivante).
ArcelorMittal étend son autosuffisance en minerai de fer par l'acquisition
de gisements au Brésil (Bahia) et en Inde (Orissa). De janvier
à décembre, le sidérurgiste n°1 mondial va multiplier
les opérations de croissance externe par rachat de sociétés
de services et/ou de distribution, et de mineurs. Le groupe gardera la
filiale canadienne Dofasco et la filiale Arcelor Brésil (via une
OPR). ArcelorMittal veut être le 1er sidérurgiste à
200 Mt/an et atteindre 75 % d'autosuffisance en matières premières
d'ici 2010.
F?vrier
Au Zimbabwe, un projet de loi envisage une nationalisation des sociétés
minières via un transfert de 51 % du capital à des entités
locales, dont 25 % sans indemnisation.
Une autre entreprise indienne, Hindalco Industries, achète Novelis,
groupe canadien spécialisé dans le laminage de l'aluminium,
ex-division laminage d'Alcan vendue au début 2005.
Mars
En Argentine, la province de Rioja bannit toute exploitation minière
à ciel ouvert. Barrick Gold, mineur d'or n°1 mondial, se retire
d'un projet d'exploration.
En RDC, une soixantaine de contrats miniers validés par le gouvernement
antérieur font l'objet d'une révision. Cela provoque une
chute de 40 % de la valeur boursière des sociétés
minières concernées (Africo Resources, Camec, Moto Goldmines,
Brinkley, etc...). Fin 2007, la situation n'était pas encore clarifiée
pour nombre de sociétés.
Au Venezuela, la nationalisation des mines pourrait suivre celle du pétrole.
Gold Reserve Inc obtient, néanmoins, un contrat d'exploitation
pour le projet or de Las Brisas.
En Russie, deux explosions de méthane à la mine de charbon
sibérienne d'Ulyanovsky font 108 victimes.
En Russie, United Company Rusal devient le producteur mondial n°1
d'aluminium après l'acquisition de Sual et des actifs aluminium
de Glencore hors du périmètre Century Aluminium. Par ailleurs,
Rusal a obtenu de Rosatom l'extension de la centrale nucléaire
de Balakovo (2 000 MW supplémentaires) pour alimenter une future
fonderie d'aluminium de 1 Mt/an dont l'investissement est estimé
à 6 G$ et le démarrage à 2013.
En Australie, les exportations de concentrés de plomb au port d'embarquement
d'Esperance sont interrompues pour cause de pollution, entraînant
la fermeture de la mine de Magellan (3 % de la production mondiale) opérée
par Ivernia Inc. Cela contribue à la hausse des cours du plomb
tirée par la très forte croissance de la demande chinoise
(+ 20 % sur l'année).
Avril
L'uranium (U3O8 ou " yellow cake ") passe la barre des 100
$/lb.
Xstrata lance la 1ère OPA sur le mineur de nickel australien LionOre.
Mai
L'aluminier n°1 mondial Alcoa lance le 7 mai une OPA hostile sur
son concurrent direct Alcan ; l'offre est mixte et valorise Alcan à
33 G$. La direction d'Alcan refuse l'offre.
En Bolivie, la nationalisation du secteur minier se traduit par le transfert
de tous les permis miniers à la société minière
d'état Comibol. Les contrats miniers déjà signés
ne sont cependant pas remis en question. Le sidérurgiste indien
Jindal obtient l'exploitation du gisement de fer géant d'El Mutún.
L'usine métallurgique d'étain de Vinto (Glencore) est nationalisée
sans indemnisation.
En RDC, Glencore prend le contrôle de Nikanor pour 1,7 G$. Nikanor
fusionnera ensuite avec Katanga Mining. Cette nouvelle société
devrait devenir à court terme le premier producteur mondial de
cobalt.
Au Canada (Saskatchewan), l'inondation accidentelle survenue fin 2006
lors des travaux de démarrage de la mine souterraine d'uranium
de Cigar Lake retarde cet important projet (18 Mlb/an) codétenu
par Cameco et Areva. Il ne sera finalement pas opérationnel avant
2011. La nouvelle soutient la hausse du cours de l'uranium qui, en moins
de deux ans, est passé de 7 $/lb à un niveau de 90-100 $/lb
après avoir atteint un pic à 138 $/lb.
Confrontés à la dérive des coûts d'investissement,
de 2 à 5 G$, et à des teneurs marginales, NovaGold et Teck
Cominco abandonnent le développement du porphyre à Cu-Mo
de Galore Creek situé au Canada.
Le 16 mai, le cours du nickel au comptant a atteint un plus haut historique
(54 100 $/t), mais il se repliera ensuite vers 28 000 $/t et restera à
ce niveau jusqu'en fin d'année.
La société de trading Sucden est sanctionnée par
le LME pour manipulation des stocks du LME.
Juin
Le groupe russe Norilsk, 1er producteur mondial de nickel, absorbe le
mineur australien LionOre après sa contre-offre réussie
aux dépens de Xstrata mais au prix cash de 6,4 G$.
Le mineur Grupo Mexico, après une dure et longue grève de
ses employés au Mexique, abandonne son projet d'investissement
de 4 G$ à la mine de cuivre de Cananea.
Le groupe chinois Chinalco se diversifie en investissant en " off
shore " : il remporte pour 792 M$ l'appel d'offre pour la privatisation
de Peru Copper Corp dont le principal actif est le porphyre cuprifère
de Toromocho.
Juillet
La hausse du prix du baril de pétrole repart en juillet après
le répit du second trimestre.
Rio Tinto, 3ème major minière diversifiée mondiale,
lance une contre-OPA sur l'aluminier Alcan en proposant 44 G$ cash, dettes
comprises.
Anglo American, 4ème major diversifiée mondiale, achète
50 % du projet de porphyry à Cu-Au géant de Pebble, situé
en Alaska, pour 1,4 G$ ; bien que les ressources de minerai soient évaluées
à 7,5 Gt, le prix paraît trop important pour un gisement
à faibles teneurs, dont une partie devra être exploitée
en mine souterraine, et situé dans une région à fortes
contraintes environnementales et sociétales.
Août
La flambée des prix des matières premières est propice
à des agissements douteux. Une affaire d'altération des
résultats analytiques est démontrée sur le projet
chinois Boka de la junior Southwestern Resources Corp. Dix ans après
le scandale survenu en 1997, le chef géologue John Felderhof a
été acquitté au procès de la BreX ; la direction
de la junior avait déclaré avoir trouvé le "
fabuleux " gisement d'or de Busang (Indonésie) renfermant
plus de 100 Moz d'or ; cela avait coûté 5,7 G$ aux investisseurs
abusés.
Septembre
Newmont, 2ème producteur mondial d'or, intègre le "
green index DJSI " (Dow Jones Sustainability Index) qui inclut déjà
Xstrata, BHP-Billiton et Rio Tinto.
En Roumanie, les droits miniers sur le projet aurifère de Rosia
Montana de la société junior Gabriel sont suspendus indéfiniment
suite à l'opposition des populations locales à leur déplacement
nécessité par le projet.
La Zambie revoit sa fiscalité minière et relève la
royaltie de 0,6 % à 3,0 %, ainsi que l'imposition sur les revenus
des sociétés qui passerait de 30 % à 47 %.
Octobre
Plus grosse acquisition historique dans le secteur minier (44 G$) : Rio
Tinto réussit son OPA sur l'aluminier canadien Alcan. Rio Tinto
Alcan devient le n°1 du secteur aluminium, devant UC Rusal.
Entreposage de lingots d'aluminium
En Nouvelle Cal?donie, Xstrata, qui a absorb? Falconbridge en 2005, s'engage ? d?marrer le projet de nickel lat?ritique (fili?re pyrom?tallurgique) de Koniambo situ? dans le Province Nord ; l'investissement affich? de 3,8 G$ pourrait d?passer 4 G$.
De son côté, Vale (ex-CVRD), qui a acquis Inco en 2005,
finalise la construction du projet de nickel latéritique (filière
hydrométallurgique) de Goro situé dans la Province Sud.
En Australie, Xstrata poursuit sa croissance externe par l'acquisition
de sociétés de taille moyenne : OPA de 2,9 G$ sur le mineur
de nickel australien Jubilee Mines.
Accident majeur évité en Afrique du Sud, à la mine
d'Elandsand opérée par Harmony Gold ; 3 200 mineurs ont
été piégés durant plus de 24 h, à 2
200 m sous terre, suite à une défaillance mécanique
dans l'unique puits d'entrée et de sortie.
Pour le secteur mines-métaux d'Afrique méridionale et occidentale,
la hausse de fréquence des coupures d'électricité
à divers titres devient préoccupante.
Novembre
Annonce par BHP-Billiton d'une intention d'OPA sur Rio Tinto qui valorise
sa cible à 110 G$. L'offre, par échange d'actions, est aussitôt
rejetée. Cependant, l'inquiétude grandit chez les sidérurgistes
importateurs de minerai de fer, surtout en Asie et en Europe, face au
scénario qui concentrerait 75 % du seamarket du minerai de fer
(fig. suivante) entre deux groupes, CVRD et BHP-Billiton/Rio Tinto. Des
inquiétudes similaires existent pour les concentrés de cuivre
et le charbon thermique. Des rumeurs de contre-offre apparaissent, telle
celle de Baosteel appuyé par le fond souverain China Investment
Corp.
Minerai de fer ? l'embarquement en Australie occidentale
En Russie, United Company Rusal amorce un rapprochement significatif
en acquérant pour 15,7 G$
une part de 25 % de Norilsk (part cédée par l'oligarque
Michael Prokhorov contre une part de 11 % dans UC Rusal).
En Ukraine, une explosion fait 101 morts dans la mine de charbon de Zsyadco.
Le cours de l'or (en dollars courants) dépasse le plus haut historique
de 850 $/oz du 21 janvier 1980. En dollars constants, celui-ci représente
toutefois 2 000 $/oz d'aujourd'hui.
La Namibie annonce un projet de charte du type " Black Economic Empowerment
" en usage en Afrique du Sud (où est programmé le transfert
aux " historically disadvantaged south africans " de 15 % du
capital à l'échéance de 2009, puis de 26 % à
celle de 2015. Le projet namibien prévoit le transfert de 15 %
du capital des sociétés minières présentes
à capitaux étrangers à des sociétés
namibiennes.
Le prix du baril de pétrole frôle les 100 $.
D?cembre
L'Afrique du sud, qui a subit une forte diminution des investissements
étrangers dans le secteur minier, révise à la baisse
son plan de hausses de royalties. Une grève générale
visant à améliorer la sécurité dans les mines
est déclenchée suite à la première hausse
depuis 15 ans du nombre de mineurs décédés (plus
de 200) ; des fermetures temporaires de mines concernent, en particulier,
le secteur des platinoïdes.
Des plus hauts historiques sont atteints pour le baril de pétrole
(nominal ou dollar courant) : 100 $ ; le platine : 1 542 $/oz ; l'or :
865$/oz
. Le cours du cobalt -de 15$/lb en janvier- passe à
43 $/lb.
L'index " Morgan Stanley Capital International World Metal and Mining
Index ", sur lequel se basent nombre de fonds de pension, a gagné
40 % en 2007 contre 7 % en moyenne pour le marché global des actions
(le fonds " World Mining Fund " de BlackRock a ainsi gagné
15 G$ en 2007).
La capitalisation des huit plus importantes sociétés minières
mondiales, soit BHP-Billiton, Vale (ex-CVRD), Shenhua, Rio Tinto, Anglo
American, Chinalco, Xstrata et Norilsk Nickel, a dépassé
les 1 000 G$.
Le prix du baril de pétrole atteindra les 100 $ au deuxième
jour de janvier 2008.
Note :
(1)Géologue-économiste des matières premières
minérales au BRGM.
© Minist?re de l'?cologie, du D?veloppement et de l'Am?nagement Durables,
© Minist?re de l??conomie, des Finances et de l?Emploi, DGEMP,
26/02/2008
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